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Bonjour

basile morin tshirt rouge
Je suis un designer français, photographe, calligraphe, artiste peintre, et amateur de jeux de lettres, né en 1977, résidant au Laos depuis 2005.

Formation et voyages

Né à Compiègne, dans l'Oise, j'ai vécu à Noyon, Paris, puis Beauvais, où j'ai obtenu mon baccalauréat scientifique avant d'entamer des études d'ingénieur à l'UTC à l'âge de dix-sept ans.
Étudiant, j'ai habité Compiègne, Paris, Lyon, Troyes, puis Groningue aux Pays-Bas grâce au programme Erasmus, Villingen en Allemagne pour soutenir mon « Diplomarbeit » (équivalent d'une thèse) en design industriel, et enfin Toulouse.
De là, j'ai fait plusieurs voyages en Asie, notamment en Inde (6 mois), en Thaïlande (3 mois), et au Laos, pays « coup de cœur » où je me suis installé en 2005.
Ici, je gère une auberge que j'ai construite avec 7 chambres, au bord du Mékong. De nombreuses photos de ma région, des animaux et des habitants, agrémentent ce site !

Fibre artistique

peinture op art L'art a toujours joué un rôle dans ma vie, depuis mon plus jeune âge. Mes parents hébergeaient dans une annexe indépendante de notre maison l'artiste peintre espagnol Julio Maruri (Wikipedia). Jeune enfant, j'étais inscrit à ses cours de peinture, et je me souviens qu'en primaire et au collège je dépensais mon argent de poche dans l'achat de petits pots de peinture à l'huile pour colorer des figurines modelées en terre cuite ou en pâte à sel.

Vers l'âge de 19 ans, c'est tout naturellement que j'ai repris les pinceaux pour peindre à la gouache des assemblages de motifs abstraits sur du papier Canson. Puis, des créations sur toile sont nées dans la foulée et, après mes études, la peinture est devenue une activité quotidienne.

Dilettantisme

Par plaisir, je me suis connecté aux jeux de lettres vers l'âge de 25 ans pour débusquer les anagrammes étonnantes de certains mots porteurs de sens. Peu à peu, l'accumulation de ces trouvailles hétéroclites s'est densifiée pour commencer à former une collection.
Plus tard, par sérendipité, en flanant sur internet j'ai découvert les ambigrammes, objets créatifs mêlant la poésie des mots et leurs formes visuelles. Immédiatement galvanisé, j'ai essayé d'en dessiner À force de fusionner les lettres, j'ai naturellement acquis les techniques et aiguisé mes aptitudes de manière autodidacte. Cette passion originale pour les mots symétriques ne m'a jamais quitté !

Ambigrammes

Les ambigrammes (Wikipedia) sont des créations calligraphiques symétriques, qui peuvent avoir plusieurs interprétations selon l'angle de vue. Graphiquement, ces mots suscitent une double lecture et peuvent parfois être déchiffrés à l'envers (par rotation de 180 degrés) ou à travers un miroir (par symétrie axiale).

Les mots que je dessine sont principalement en français et en anglais. Parfois je travaille sur des noms propres ou des logos.

Mes œuvres ont été publiées dans des livres de calligraphie, exposées dans des galeries d'art, sérigraphiés sur des t-shirts, gravés en tatouage et diffusées dans des journaux nationaux européens. Chose aussi gratifiante qu'inattendue, la ministre de la culture Aurélie Filipetti s'est mise à me suivre sur Twitter !

Voir mes ambigrammes

Anagrammes

anagramme marron beige boire manger Les anagrammes (Wikipedia) sont des mots ou des phrases dont les mêmes lettres sont permutées.
Exemple : ici et = laïci.
La liste des mots anagrammes du dictionnaire est très longue, mais limitée. En revanche, les possibilités sont infinies lorsqu'on crée des phrases constituées de plusieurs mots. Ce jeu de patience peut se révéler fécond, avec des trouvailles inespérées qui font sens, mystérieusement.

Mes anagrammes sont toutes originales et concoctées à la patience (ou au coup de bol). Néanmoins, il est parfois délicat de s'attribuer la paternité des anagrammes courtes, car les solutions pertinentes sont restreintes et donc susceptibles d'être retrouvées par d'autres. En revanche, les phrases plus longues, et surtout celles élaborées pour des occasions particulières, sont souvent personnelles, sans ambiguïté.

Je puise mon inspiration au hasard des circonstances, en me faisant parfois aider par des logiciels. Beaucoup d'idées n'aboutissent pas, attention c'est un domaine où il faut savoir bifurquer 

Découvrir mes anagrammes

Peintures

Mes peintures s'inscrivent dans le mouvement « op art » (« art optique »), exploitant la perception visuelle, les jeux optiques et les illusions.
Le plus souvent, ce sont des mosaïques abstraites constituées de parcelles géométriques plus ou moins régulières. Ces pavages colorés et uniformes abritent en général des singularités qui rendent les tableaux particuliers.
Je travaille essentiellement l'acrylique, adaptée aux aplats homogènes, avec un séchage rapide.

Une analyse de mon travail a été réalisée par le critique d'art Francis Parent (Artrinet).

Voir mes toiles

Photographie

basile morin photo appareil photo
Expérience
Ma pratique de la photographie a des origines anciennes, et s'est intensifiée en 2017, après l'achat d'un appareil reflex plein format Canon EOS 5D Mark IV et de plusieurs objectifs adaptés à mes centres d'intérêt (paysages, architecture, vie sauvage, portraits, et autres).
Auparavant, j'utilisais un reflex type APS-C Canon EOS 550D, qui m'a permis de faire mes premières armes, avec passion mais sans nécessairement revendiquer le chef d'œuvre.

Avant 2010, j'avais l'habitude de prendre des photos numériques avec des appareils compacts, légers et peu onéreux. Dès 2002, j'ai acquis un appareil reflex argentique Canon, auquel j'étais très attaché, et que je me suis fait voler deux ans plus tard dans un aéroport avec un tas de pellicules à développer contenant tous les souvenirs du voyage. Vol retour horrible !
Auparavant, en 2001, avant l'apparition des reflex numériques sur le marché, j'étais l'un des premiers à utiliser un compact digital Sony Mavica fonctionnant avec des disquettes 3,5 pouces :-) Bon joujou, avec son écran de visualisation bien pratique à l'arrière, à l'époque où les tirages sur papiers, lents et contraignants, étaient la norme.

Matériel
Aujourd'hui, l'un de mes accessoires favoris est un simple trépied, tout bêtement parce qu'il permet de réaliser des poses longues (jusqu'à 30 secondes) pour engranger un maximum de photons dans des conditions de faible éclairage, et ainsi délivrer des détails souvent indiscernables à l'œil.
Certains animaux vivants, figés dans une immobilité adéquate, se laissent parfois photographier durant un laps de temps significatif, avec ce trépied. Dans les intérieurs sombres, ou dehors aux lever et coucher du soleil, quand les paysages baignent dans une lumière douce et fragile, ce support en carbone Manfrotto de 1 kg se révèle un compagnon redoutable.

architecture En voyage, je pars généralement avec un chargement de neuf à dix kilos, que je peux me coltiner sur le dos du matin au soir, afin d'avoir sous la main le système optique parfaitement compatible avec le sujet à saisir.
Ainsi, je détiens trois objectifs principaux qui couvrent ensemble une plage focale immense, de 11 à 400 mm. Concrètement, une optique Canon EF 11-24 mm f/4L USM qui pèse 1,2 kg, un objectif Canon EF 24-70 mm f/2.8L II d'un poids de 1 kg, et un zoom Canon EF 100-400 mm f/4.5-5.6L IS II USM pesant 1,6 kg.
Pour les insectes de petite taille, ma lentille macro à focale fixe Canon EF 100 mm f/2.8L Macro IS USM me rend service, mais alourdit ma besace de 700 grammes supplémentaires.
Enfin, dans des conditions de faible éclairage, je reste en mesure de capturer nets certains sujets mobiles grâce à une optique ultra-lumineuse Canon EF 50 mm USM ouvrant à f/1,4.
Avec le sac-à-dos rembourré, le trépied, les batteries de dépannage, les filtres ND, les cartes mémoire et surtout la bouteille d'eau indispensable dans les pays chauds comme en randonnée, tout cela fait du volume à transporter !
Mais cet effort physique représente aussi le prix à payer pour profiter au maximum du moment. Car quand je suis quelque part, mes yeux restent continuellement en éveil, à l'affût de tout ce que je peux rencontrer, aussi bien un panorama immense qu'une scène intrigante très éloignée.
Je glane sans trêve, contemple les décors avec extase, et mon équipement m'incite à tout visiter dans cet esprit de « chasse créative ».

paysages Ainsi la dopamine, cette hormone du plaisir, m'abreuve en permanence. J'ai vécu des moments d'émotion intenses en compagnie d'un appareil photo. En effet, contempler un spectacle éphémère en tant que « passager » est une attitude moins excitante à mon avis que celle consistant à le traverser avec la possibilité de figer cet événement matériellement sur un support physique, pour le rendre potentiellement éternel. Dans un cas, on profite du moment sans se poser de question, dans l'autre on se sent contributeur actif, capable d'influencer la « pièce de théâtre » jouée devant, de la rendre plus personnelle, intime, comme une propriété à acquérir.
La démarche photographique rend l'instant savoureux, et nourrit l'âme comme un bon repas satisfait l'estomac.

Traitement des images
paysages Après les prises de vue toujours incertaines, j'exploite le contenu des fichiers originaux enregistrés au format RAW, constitués des données brutes du capteur. Si vous n'êtes pas familiarisés avec cet aspect technique, il suffit d'avoir en tête un processus de « développement » numérique apparenté à celui du tirage d'une pellicule sur papier. En effet, les images RAW permettent, à la différence des JPG, de faire varier notamment l'exposition (propriété essentielle), sans perte de qualité ni altération des couleurs. En photographie, il est très fréquent par exemple d'avoir recours à la sous-exposition des sujets (méthode qui assombrit la scène) afin de préserver les détails contenus dans les zones sur-brillantes, telles que les arrière-plans trop contrastés, apparaissant « brûlés » (complètement blancs) autrement.
Aucun appareil photo à l'heure actuelle n'est suffisamment sophistiqué sur le plan technologique pour égaler le champ des nuances lumineuses discernées par l'œil humain. Paradoxalement, on arrive à créer des caméras thermiques pour filmer dans l'obscurité totale, mais pour capter ce que l'humain voit lui-même en plein jour, la science a des progrès à faire :-) Aussi, pour rendre les scènes enregistrées fidèles à la réalité (c'est-à-dire à l'œil), il est souvent nécessaire de procéder à un « post-traitement » sur ordinateur via un logiciel dédié. Parfois, des techniques spécifiques, telles que l'imagerie à grande gamme dynamique, s'imposent pour rendre le sujet vrai, authentique.
J'utilise fréquemment les programmes Lightroom et Photoshop, en essayant d'être toujours le plus honnête possible dans mes « développements » digitaux. Je veille notamment à modérer la saturation des couleurs. Selon le fichier RAW initial, la phase de post-traitement peut s'avérer déterminante, et transformer considérablement l'aspect visuel de la photographie de départ. D'un conglomérat sombre, indistinct, je peux générer via Lightroom une image fine, riche en couleurs et subtile dans ses zones de lumière, grâce au dosage pertinent des curseurs du logiciel. Mais il est impératif de respecter le véritable « tableau » rencontré, sans travestir le réel, c'est-à-dire avec sagesse toujours et humilité parfois. Préserver les contrastes d'origine, les tons tels qu'ils étaient sur le moment, et en définitive toutes les caractéristiques intrinsèques de l'image, cette démarche sincère et délicate conditionne à mon avis le lien qu'entretient le photographe avec ses productions.
Je tâche donc de rester en cohérence avec moi-même et avec le Monde quand je travaille sur écran ces instants d'exotisme.

Wikimédia Commons
vie sauvage La vie est courte, et les photographies parfois disparaissent avec les personnes. La plupart des gens possèdent des photos qu'ils conservent discrètement dans leur sphère privée, sans vraiment les partager, sauf sporadiquement à quelques amis, lors de rares circonstances. Un jour, ces lots d'images personnelles passent dans un tiroir qu'on oublie, puis une cave ou un grenier et, finalement, quantité de témoignages visuels se perdent à tout jamais. Certains d'entre eux mériteraient sans aucun doute un destin plus glorieux ! Et c'est ce que j'essaie de faire en téléversant mes fichiers sur le site collaboratif Wikimédia Commons, pour les rendre consultables et utilisables à n'importe qui, selon la règle éthique du partage en licence libre Creative Commons.

Pour m'être investi plusieurs années dans cette activité multimédia, je peux témoigner du travail d'import assez chronophage qu'elle implique, et parfois même difficile lorsqu'il s'agit d'identifier une bestiole inconnue ou une plante rarissime. Rédiger les légendes descriptives, en deux langues si possible (anglais, français, dans mon cas), catégoriser convenablement le sujet au sein de la grande bibliothèque collective, éventuellement créer la catégorie si elle n'existe pas, tout ce cheminement représente de nombreuses heures passées devant l'ordinateur, en plus du temps nécessaire pour concevoir chaque image.
Beaucoup s'accordent à dire que le projet Wikimedia, tout comme les Wikipédia, s'apparente à un véritable travail pour les bénévoles motivés. Pourtant, j'y trouve du plaisir, et de la reconnaissance. D'abord, le bonheur d'échanger avec des gens de tout pays, car les images, à la différence de textes, présentent un aspect universel par nature. Ensuite, la satisfaction de découvrir, de me cultiver à travers la consultation de nombreux documents téléversés par d'autres.

personnes J'ai aussi appris sur le plan technique, grâce à la section FPC (Featured Pictures Candidates, ou Candidatures d'images remarquables en français), où les participants critiquent et votent pour élire les meilleures images de la plateforme. J'y contribue à la fois comme nominateur et comme juge (ou critique). Concernant mes propres photographies, le regard des autres m'aide à évaluer leur impact esthétique, ou leur intérêt. Il m'est déjà arrivé par exemple de changer d'avis sur une image, après avoir recueilli les désapprobations d'autrui, rationnelles et justifiées. Ou à l'inverse, d'apprécier davantage une photographie lorsqu'une majorité de votants manifestaient leur enthousiasme.
Les internautes qui évaluent les candidatures dans la section FPC les examinent en général dans leurs moindre détails, jusqu'à déceler parfois d'infimes poussières. Ainsi le statut d'Image remarquable, décerné par un consensus d'observateurs exigeants, est un gage de fiabilité relativement objectif, car il témoigne une qualité technique et un impact émotionnel à la fois consistants et partagés.
Pour ces diverses raisons, je suis un adepte assidu du site. Et participer à mon rythme selon disponibilité me convient parfaitement.

Prix, honneurs et récompenses
Cette photographie d'un chat jouant avec un lézard s'est hissée à la sixième place en finale pour l'élection de la Photographie de l'année 2018, concours international organisé par Wikimedia Commons.

paysages Sur ce site collaboratif, mes téléversements sont régulièrement primés Images de qualité (plus de 600), et mieux encore, Images remarquables (plus de 200) à l'issu d'un processus d'élection étalé sur 9 jours. Une fois sorties du lot, certaines photos sont admises en compétition au prestigieux concours « Picture of the Year », qui rassemble tous les ans plus d'un millier de nominations, sur différents thèmes. Parfois mes paysages atteignent le haut du classement grâce aux votes enthousiastes des nombreux participants aptes à les propulser en finale.
J'ai aussi gagné à 6 reprises au concours biannuel Wiki Science Competition organisé autour du thème de la Science, avec parfois de l'argent en guise de trophée. Par exemple cette photographie de coléoptère bioluminescent a remporté la première place nationale pour la catégorie « Vie sauvage et nature ».
Aujourd'hui, de très nombreux sites, blogs et médias internationaux diffusent mes photographies en respectant les droits du copyright. Pour moi c'est une forme d'ouverture et de reconnaissance, agréable. On m'informe occasionnellement par mail que tel ou tel animal que j'ai saisi avec mon reflex fera la couverture d'un magazine dédié au sujet. Cette voie équitable du partage gratifiant m'encourage bien sûr à continuer.

Goût et style
Concernant mes préférences en photographie, je suis particulièrement sensible à la lumière lorsqu'elle est subtile et révélatrice de couleurs éclatantes, pour les paysages et l'architecture. L'une de mes préoccupations majeures consiste aussi à communiquer l'ambiance.
Vis-à-vis des portraits et des photos de personnes, j'aime la spontanéité, l'attitude naturelle, les sourires authentiques, et les scènes saisies sur le vif.
Avec les animaux, j'essaie tout simplement de les approcher... discrètement ! Et sans me faire mordre :-)

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Paysages Architecture Vie sauvage Portraits Divers

Écriture

oulipo Mes créations littéraires s'inscrivent dans le genre de l'OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), fondé sur le principe de la contrainte ludique, pour donner naissance à des textes généralement amusants. Cette démarche s'accorde bien avec mon esprit matheux, mais c'est aussi la poésie qui m'intéresse à travers ces productions.

Holorimes
Les vers holorimes (Wikipedia) sont des vers entièrement homophones, c'est-à-dire que la rime est constituée par la totalité du vers, et non pas seulement par une ou plusieurs syllabes finales identiques. Les syllabes sont prononcées pareil, mais le sens varie selon l'orthographe.
Récréation non recommandée pour les dyslexiques, mais pour les autres c'est souvent marrant !

Palindromes sonores
Un palindrome sonore (Wikipedia) est une suite de sons identiques de gauche à droite et de droite à gauche. Parmi les palindromes sonores, il existe des palindromes syllabiques (comme le verlan), et des palindromes phonémiques (audibles au tourne-disque inversé). « Et ça tôt pouvez-vous potasser ? »

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